HISTOIRE DE LA CREATION DE NARCOTIQUES ANONYMES 

Le 25 mai 1935, le gouvernement américain, souhaitant depuis longtemps répondre aux préoccupations croissantes de la population américaine concernant la consommation d'alcool et de drogues, ouvre  un hôpital à Lexington, dans le Kentucky.

Cet hopital fait partie de la prison fédérale de Lexington et a pour mission d'aider les personnes ayant un problème de drogues, d'alcool et de narcotiques.

Les prisonniers ne sont pas les seuls à pouvoir y traiter leurs problèmes d'alcoolisme ou de toxicomanie  et n'importe quelle personne pensant avoir un problème de dépendance peut s'y rendre et s'y faire soigner.

Cet endroit est appelé  "la ferme des stupéfiants".

 

Cependant, malgré toute sa bonne volonté et sa générosité, la science médicale n'a à cette époque pas la moindre idée de ce qu'il faut faire avec les toxicomanes, ce qui va occasionner dans l'enceinte de l'établissement pas mal de déboires et de déconvenues.

 

En 1939, Dr. Tom M., un médecin alcoolique et morphinomane, entre en traitement à Lexington pour se faire soigner.

Il trouve à Lexington un ouvrage des Alcooliques Anonymes qui va révolutionner sa vie ainsi que celle de beaucoup d'autres personnes.

En effet, dès son retour à Shelby en Caroline du Nord, à l'automne 1939, le Dr Tom M. et trois autres hommes ouvrent une réunion Alcooliques Anonymes en Caroline du Nord.

 

Dr Tom M. est la première personne connue à parvenir à un rétablissement durable de sa dépendance à la morphine grâce au programme des Alcooliques Anonymes, et, à ce titre, le groupe AA de Shelby devient une précieuse ressource pour les services généraux des AA à New York.

En effet, grâce à l'expérience de ce groupe, ces derniers pourront beaucoup mieux répondre aux demandes de renseignements au sujet d'une solution éventuelle pour les toxicomanes.

 
Ces premières expériences dans l'application des Douze Étapes des AA aux problèmes de la dépendance aux narcotiques déboucheront également sur une période au cours de laquelle les AA deviendront de plus conscients des dangers des autres substances.

 

En 1944 Dr Tom M. écrit une lettre au siège des Alcooliques Anonymes suggérant aux membres AA qui ont réussi à vaincre leur dépendance aux narcotiques de partager aux autres membres AA leur expérience, leur force et leur espoir. 

 

Cette lettre est suivie d'une longue série d'articles dans le Grapevine AA à propos des narcotiques, des sédatifs, des tranquillisants, des barbituriques et des amphétamines.

 

En 1945, on retrouve dans le Grapevine de l'époque un article du co-fondateur des AA, Bill W. avertissant des dangers des barbituriques avec lesquels il reconnaît avoir eu lui même beaucoup de problèmes et avoir failli se tuer avec de l'hydrate de chloral.

Ces articles du Grapevine des AA deviendront la base d'une série de brochures des AA à propos des sédatifs et autres narcotiques.

 

Les points suivants y sont soulevés :

 

  L'alcoolique a une sensibilité particulière à l'accoutumance à des drogues de toutes sortes.

Les narcotiques conduisent souvent à une reprise de la consommation d'alcool et à la perte de la sobriété.   

• Une consommation épisodique de narcotiques doit être considérée comme un glissement vers une rechute potentielle.
• Les problèmes des consommateurs de narcotiques sont les mêmes que ceux des consommateurs d'alcool.
• Les consommateurs de narcotiques ont souvent des personnalités psychopathiques et les membres des AA ne devraient s'occuper que de eux-mêmes et de leur alcoolisme.
• Les membres des AA devraient s'abstenir de consommer des narcotiques dans le cadre de leur travail.

 

La création du journal AA Grapevine en 1944 permet aux toxicomanes et aux alcooliques de reconnaître leur présence mutuelle et de se tendre la main mutuellement.

C'est d'ailleurs au cours de ces échanges que le Dr Tom suggére la possibilité d'établir un groupe AA pour les toxicomanes à l'Hôpital américain de Lexington.

 

Deux ans plus tard, un autre membre AA, Houston S., va faire de cette idée une réalité.

 

En effet, en 1946, Houston S. devenu lui aussi abstinent de narcotiques grâce au programme des Alcooliques Anonymes, propose d'appliquer le  programme des AA aux toxicomanes.

 

 

Houston S. parle de son projet au docteur Victor Vogel qui est le médecin principal de l'hôpital de Lexington et parvient à le convaincre que les 12 étapes peuvent aussi fonctionner pour les toxicomanes.

Houston S. propose donc ses services pour démarrer un groupe à l'hôpital.

Le 16 Février 1947, la première réunion de ce groupe a lieu et le groupe poursuit ses réunions hebdomadaires jusqu'à la fin des années soixante.

Ils appellent ce groupe Narco puis Addicts Anonymous.

Nous le savons parce que certaines des personnes qui ont été impliquées dans ce groupe sont encore là aujourd'hui.

Au cours de cette même année 1947, un homme nommé Daniel Carlsen venant régulièrement depuis des années à Lexington pour se soigner et essayer d'arrêter de consommer de la morphine, 
commence à assister aux groupes Narco , et pour la première fois, il commence à percevoir une lueur d'espoir et à penser que peut-être il a une chance de pouvoir devenir abstinent.

Il reste six mois à Lexington puis retourne à New York.

Là bas, il rencontre quelqu'un qui aura une influence certaine dans le développement des groupes en 12 étapes pour les toxicomanes.

Le nom de cette personne est Dorothy Barry.

Elle est major dans l'Armée du Salut et elle est engagée pour aider les pauvres, les gens de la rue, et les toxicomanes.

En 1948, Daniel, une autre personne, et le major Barry créent un groupe de 12 étapes pour les toxicomanes.

Ils appellent ce groupe Narcotics Anonymous et le mettent en place dans le système carcéral fédéral de New York.


En 1948, à Fort Worth, au Texas, la prison fédérale adopte le modèle de Lexington.


En 1949, Daniel rechute.

Il revient à Lexington.

 

Quand il quitte Lexington quelques semaines après, il retourne à New York et, grâce au Major Barry, il obtient de l'Armée du Salut de lui prêter un espace pour ouvrir une nouvelle réunion Narcotics Anonymous.

 

Il obtient également du YMCA de New York ( Young Men's Christian Association ) de lui prêter un autre espace pour ouvrir une autre réunion Narcotics Anonymous.

 
Nous connaissons ces détails parce que certaines des personnes qui étaient là ont écrit à ce sujet.

Daniel C. a écrit un livre intitulé "L'Addict".

Un homme du nom de Winzell Brown a également écrit un livre intitulé  "Monkey On My Back" dans lequel il consacre un chapitre entier sur les réunions Narcotics Anonymous de cette époque.

Un autre homme du nom de Père Dan Eagan, qui apparait en filigranne tout au long de la naissance de Narcotics Anonymous, écrit un livre intitulé "Priest Junkie."

 

Un autre livre appelé "mercredi soir à l'Y." sortira.

Cet ouvrage parle des réunions Narcotics Anonymous le mercredi soir au YMCA de New York.

 

En 1950, nous savons qu'il a également existé un groupe en 12 étapes appelé Notrol.

Ce groupe avait lieu à la prison fédérale de Lorton, en Virginie, en périphérie de Washington DC.

Le nom de Notrol est Lorton à l'envers.

 

Nous savons aussi qu'il y avait en 1950 des groupes en 12 étapes nommés Habit Forming Drugs ( HFD ) qui avaient lieu à Los Angeles, en Californie.

 

La principale personne derrière ces groupes HFD était une femme nommée Betty Thom.

 

Cette personne a laissé beaucoup d'écrits.

On a retrouvé dans ses écrits des articles sur les groupes HFD et un guide de 12 étapes.

On a aussi retrouvé écrits de sa main beaucoup d'articles parus dans les magazines et journaux de l'époque.

Ces groupes HFD ont été très engagés au développement des 12 étapes pour le rétablissement de la toxicomanie.

 

Tous les groupes de l'époque, qu'ils s'appellent Narcotics Anonymous, Narco, Addicts Anonymous, Natrol ou HFD étaient indépendants les uns des autres mais avaient tous au moins un lien avec l'hôpital de Lexington, dans le Kentucky et/ou avec les AA.

En tous les cas, apparemment, quand les gens partaient de "la ferme", partout où ils allaient ensuite, ils souhaitaient ouvrir des groupes en 12 étapes.

De 1950 à 1953, nous savons donc qu'il y avait plusieurs différents mouvements dans les différentes régions du pays :

à New York, à Chicago, à l'Armée du Salut, en Virginie, à Lexington, au Kentucky, au Texas, à Los Angelès en Californie.

  

 

Tous ces groupes étaient orientés vers le rétablissement de la toxicomanie selon le modèle des AA en 12 étapes.

Les liens qu'il y avait entre eux étaient soit la ferme de Lexington, soit les AA, soit l'Armée du Salut.

En 1953 le Lexington Kentucky Public Hospital Health Service créa un bulletin d'information appelé "la clé".

Ils réussirent au milieu des années 50 à créer une liste de diffusion régulière de 90 personnes situées dans pratiquement tous les états unis.

 

  

En 1953 encore, un homme du nom de James Kinnon vivant à Los Angelès se fît connaître dans les réunions Alcooliques Anonymes de son secteur.

Il s'y présentait comme un alcoolique toxicomane et organisait souvent des réunions chez lui.

  

En juillet 1953, la police de Los Angelès demande de l'aide à un membre AA nommé Jack car elle est complètement débordée par les problèmes de drogues et d'alcool.

James Kinnon accepte de mettre en place avec Jack une réunion  dont le but est de rassembler les efforts collectifs des uns et des autres dans le sens du rétablissement.

 

Mais à la suite de cette réunion, Jack incite sérieusement James à créer une fraternité spéciale pour les alcooliques qui sont également toxicomanes.

Ce qui va être fait.

 

En effet, nous savons de source sure que le 17 août 1953, un groupe de personnes s'est réuni dans le but de former une nouvelle fraternité.


Ce groupe du 17 août 1953 se composait de Frank C., Doris, C., Guilda K., Paul R., Steve R., et James K.

Ils ont au départ souhaité fonder une nouvelle fraternité dont le nom serait "San Fernando Valley Alcoholics Anonymous et Narcotics Anonymous".

 

 

Au cours des semaines suivantes, ce groupe s'est réuni régulièrement pour élaborer une série de règlements.

 

Début septembre 1953, ce groupe demanda aux AA si il pouvait utiliser leurs étapes, leurs traditions et leur nom.

 

Les AA répondirent: «Vous pouvez utiliser nos étapes, vous pouvez utiliser nos traditions, mais vous ne pouvez pas utiliser notre nom.

Le groupe à donc choisi le nom de Narcotics Anonymous.

 

La définition de départ du groupe Narcotics Anonymous était le suivant:

 

"Narcotiques Anonymes - NOTRE BUT"

 

"Il s'agit d'un groupe informel de toxicomanes, qui se regroupent pour s'aider les uns les autres à se libérer de la toxicomanie.

Nos préceptes sont calqués sur ceux des Alcooliques Anonymes dont le crédit de priorité est préservé.

Nous ne revendiquons aucune originalité, mais, parce que nous croyons que les causes de l'alcoolisme et de la toxicomanie sont fondamentalement les mêmes, nous allons appliquer à notre vie les vérités et les principes dont ont bénéficié tant d'individus par ailleurs sans défense.

Nous croyons que, ce faisant, nous pouvons retrouver et maintenir notre santé physique et mentale.

Le but de ce groupe est de favoriser la réhabilitation des toxicomanes, et de transmettre un message d'espoir à ceux qui sont devenus esclaves des drogues "

   


Octobre 1953 est la date de la première réunion de cette nouvelle fraternité Narcotics Anonymous en Californie.

La réunion aura lieu au Daddy Club , à San Fernando Valley.

 

Aujourd'hui, ce bâtiment existe toujours, il est au coin des rues Cantara et Clybourn.

 

17 personnes ont signé la feuille d'inscription de cette première réunion.

 

Les réunions ont eu lieu ensuite chaque semaine au moins la première année et elles se sont poursuivies dans un endroit différent dans les années qui ont suivi.

 

Ironiquement, à la fin de 1953, tous ceux qui avaient été élus dans ce groupe avaient démissionné, y compris James K.

  

Mais des réunions ont tout de même continué chez les uns et les autres.

En Mars 1954, Bill W., co-fondateur des AA a écrit une lettre à Betty Thom qui avait joué un rôle dans le groupe HFD.

 

Voici cette lettre :

 

"Chère Betty,

Merci mille fois pour votre chaleureuse lettre du 11 Mars me tenant au courant de vos progrès avec les toxicomanes.

Je pense que tout cela est parfaitement merveilleux.

A ce stade, je suis sûr que c'est la qualité qui compte plutôt que la quantité, et il est évident que votre travail de qualité à incité d'autres à faire de même.

Que pouvez-vous me dire de l'état d'avancement des autres groupes à Lexington ?

Et ici, à l'Est, de celui qui sont passés du nom de Addicts Anonymous au nom de Narcotics Anonymous ?

Parfois, je glane ça et là des histoires qui montrent qu'ils font des progrès mais pas autant qu'ils le pourraient si ils venaient vraiment à bout des 12 étapes et qu'ils avaient une hospitalisation correcte.
Je suis également intéressé de savoir combien de personnes se sont vraiment rétablies et parmi ces personnes, quelles sont celles qui sont uniquement toxicomanes et quelles sont celles qui sont à la fois toxicomanes et alcooliques ?

Votre engagement dans ce travail provoque ma plus vive gratitude et j'espère que vous le ferez savoir à ceux qui vous entourent.

En attendant, le canal de transmission d'espoir principal pour les toxicomanes sera nos membres AA qui ont également souffert de toxicomanie.

Les toxicomanes devraient certainement être autorisés à participer à des réunions AA ouvertes tout comme n'importe qui d'autre.

Encore une question :

Les personnes qui n'ont que des problemes de toxicomanie ont elles des difficultés à s'identifier avec les membres des AA ?

En effet, je crois que je vous l'avais déja dit, j'ai remarqué chez de nombreux alcooliques de l'aversion marquée pour les drogués, et vice versa.

Je voudrais pouvoir vous écrire plus longuement, mais mon bureau croule déjà sous les courriers et dossiers.

En attendant de vos nouvelles, que Dieu vous benisse.

Dévouement,

Bill W. "



En 1954 paraît la première littérature de Narcotiques Anonymes.

      

  

Parmi les titres des chapitres on trouve 

"Comment ça marche ?"

"Qu'est-ce que le programme de Narcotiques Anonymes?"  

"Juste pour aujourd'hui".

 


Sur le côté intérieur de la couverture du livre jaune original, il y a deux adresses.

 

L'une d'elles est une boîte postale à Studio City, en Californie, c'est la boîte postale de James K.

   

L'autre est :

"Narcotiques Anonymes
P.O.Box13023, la gare du Sud-Est
San Diego, en Californie "

 

En 1954, il y a donc au moins un membre qui est venu ici , a ouvert une boîte postale et l'a appelé Narcotiques Anonymes.

 

San Diego est reconnue comme la troisième communauté la plus ancienne de la fraternité actuelle de Narcotiques Anonymes.

Nous savons que James était en contact avec les gens de Lexington, dans le Kentucky.

Il y retourné plusieurs fois pour participer à des sortes de séminaires.
De 1954 à 1959, il y a eu en californie quelques réunions ordinaires mais surtout des réunions organisées chez les gens eux mêmes.

 

La réunion la plus régulière a eu lieu dans un centre de désintoxication dirigé par un certain docteur Shrier.

   

Mais James K. avait un vrai problème avec cette réunion parce que seuls les alcooliques étaient d'abord autorisés à lever la main pour partager puis seulement ensuite, quand ils avaient terminé, les toxicomanes pouvaient le faire.

 

S'il y avait plus d'alcooliques c'était une réunion AA et s'il y avait plus de toxicomanes c'était une réunion NA.

 

James K. n'était pas d'accord avec la façon dont cette réunion était différente chaque semaine en fonction de qui était là.

  

En 1956 Daniel C. malheureusement décède.

Il n'y a à ce moment la personne à New York pour reprendre le flambeau et continuer les réunions qu'il avait commencées.


La fraternité de New York commence à décliner.


En 1959, NA en Californie régresse également du fait qu'on ne pouvait jamais savoir si on allait à une réunion AA ou NA.

 

Il était également de plus en plus difficile de trouver de nouvelles personnes, car des personnalité fortes ont commencé à s'impliquer et il y a de gros conflits.

 

Ainsi en 1959, pendant environ quatre mois, il n'y a eu aucune réunion Narcotiques Anonymes.

 

En 1960, James Kinnon décide que cela ne devait plus jamais se reproduire.

 

James K., Sylvia W., et Penny K. redémarrent alors Narcotiques Anonymes et font le vœu de suivre les traditions de beaucoup plus près.

 

Ils ont estimé que la raison pour laquelle NA avait disparu était des conflits de personnalité et le manque de rigueur vis à vis des traditions.

 

La seule façon de faire vivre la fraternité était de suivre 

scrupuleusement les 12 Traditions, en particulier celle de l'anonymat.


Toujours en 1960, James K. fait répertorier Narcotiques Anonymes dans l'annuaire téléphonique local et crée le premier service de répondeur pour Narcotiques Anonymes.

En 1960 le premier petit livre blanc est apparu.

C'est le Petit Livre Blanc qui a évolué vers le Petit Livret blanc d'aujourd'hui.

 

"Qui est dépendant ou dépendante ?" A été écrit par James K. en 1960

"Qu'est ce que le programme NA ?" A été écrit par James K. et Sylvia W. en 1960.

"Pourquoi sommes-nous ici?" A été écrit par Sylvia W. en 1960

"Comment ça marche". - Les paragraphes avant et après l'étape ont été écrits par James K.


"Qui quoi comment pourquoi ?" A été écrit par James K. en 1960.

"Rétablissement et rechute" est l'histoire de James K. et il l'a écrit en 1960.

 

"Le rétablissement existe vraiment " a été écrit par James K. en 1961.

 

 

En 1962, la réunion Shrier est finalement déplacée.

James K. veut s'éloigner de toute influence et ils déménagent sur Moorepark Street, à Van Nuys.

 

C'est l'emplacement de ce qui allait devenir la première vraie réunion NA dans le monde et l'histoire préférée de beaucoup d'entre nous.

Il y avait des réunions "sauvages" qui avaient lieu dans les maisons des gens, et il y avait la réunion de base de Narcotiques Anonymes à Van Nuys.

 

"Le cercle vicieux" a été écrit en 1962 par Gene qui est toujours vivant.

"Quelque chose de significatif" a été écrit par Bob B.

 

L'histoire de Bob B. est aussi dans le texte de base, "J'ai trouvé la seule réunion NA dans le monde."

 

Toujours en 1962, l'Armée du Salut revient sur le devant de la scène.

 

Elle commence un groupe à Cleveland qu'elle a appelé Ohio Narcotiques Anonymes.

Ce groupe comptait 13 étapes.

Les voici :

 


«Narcotiques Anonymes - les 13 étapes"

 


1 Admettre que l'usage de stupéfiants fait que ma vie me semblait plus tolérable, mais que la drogue est en fait devenue une puissance indésirable pour ma vie.

2 Se rendre compte que pour faire face à ma vie sans drogue, je dois développer une force intérieure.

3 Décider de faire face à la souffrance du manque.

4 Apprendre à accepter mes craintes sans médicaments.

5 Trouver quelqu'un qui a progressé jusqu'à présent et qui est en mesure de m'aider.

   

6 Admettre à la nature et la profondeur de ma dépendance.


7 Prendre conscience de la gravité de mes faiblesses et accepter la responsabilité de les affronter.

8 Admettre devant un groupe de membres de NA ces mêmes lacunes et expliquer comment je suis en train de les surmonter.

9 Lister pour ma propre compréhension toutes les personnes que j'ai blessées.

10 Dresser un inventaire quotidien de mes actions et m'avouer celles qui sont contraires à ma conscience.

11 Savoir que pour maintenir ma liberté vis à vis de la drogue, je dois partager avec d'autres l'expérience dont j'ai bénéficié.

12 Déterminer un but dans ma vie et essayer avec toute la puissance spirituelle et physique que j'ai en moi d'aller vers son accomplissement.

13 Que Dieu m'aide.

Mais apparemment, quelques mois après la publication de ces 13 étapes, le groupe de Cleveland reprend son autonomie et publie son propre dépliant avec seulement 12 étapes.

 

Ils utilisent le mot drogue à la place de toxicomanie et utilisent le mot "nous" dans chacune des 12 Étapes.


En 1963, la première réunion H & I a eu lieu au pénitencier de l'État Tahachapi.

Bob B. se trouvait être l'une des personnes présentes à la réunion car il était en prison à Tahachapi à l'époque.

Il y reçoit le message.

Il s'enfonçait à cette période.

Il sortit mi 1963 et il commença à assister aux réunions.

Il devînt abstinent.

 


Toujours en 1963, nous savons qu'il y eût un redémarrage de Narcotiques Anonymes à San Diego et nous connaissons encore des personnes qui ont assisté à des réunions à ce moment-là.

 

1963 est aussi l'année ou James Kinnon écrit ce qui est devenu la brochure intitulée "Un autre point de vue".

 

 

En 1964, nous pensons qu'un premier Conseil d'Administration a été formé.

 

Les évènements sont un peu flous car nous n'avons pas beaucoup d'écrits à ce sujet.

 

L'objectif principal du conseil d'administration était de ne pas voir NA mourir à nouveau.

  

Mais le déploiement de nos structures de service comme gardiennes des traditions semblerait venir de cette époque.

 


En 1965 à San Fernando en Californie du Nord Narcotiques Anonymes a démarré.

 

L'un des piliers à San Fernando à cette époque était une femme du nom de Sylvia M.

Elle avait deux frères, Frank et Hank.

 

Ensuite ils ont déménagé à Berkley.

Les réunions de Berkley, Oakland, San Francisco et San Jose ont toutes été issues de la lignée de l'engagement de ces 3 personnes.

 

En 1967, dans la prison d'État la Louisiane , le Service de la Santé Publique s'est impliqué à nouveau et a commencé une réunion Narcotiques Anonymes.

 

Ils ont imprimé un bulletin d'information.

Ils ont écrit des articles dans ce bulletin d'information et ont commencé à faire de l'information publique.

 


Entre 1967 et 1968
un Comité Régional de Services a été formé.

Ce comité a commencé de se réunir avec les RSG de chaque groupe.

 

En 1968, James K. a conçu le symbole NA représentant un diamant dans un cercle.

 

James souffrait d'emphysème et du cancer depuis quelques années et était souvent à l'hôpital mais il avait estimé que nous avions besoin d'un symbole.

En 1969, le Comité Régional a mis en place un document de deux pages intitulé "concepts pour une structure de services".

Plus tard cette même année, ce conseil a mis en place les règlements des structures de services.

 
En 1971, la premiere convention a eu lieu au Club de La Miranda en Californie.

Sylvia M. du nord de la Californie y fût conférencière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


NA la Ciotat 2013